samedi 11 février 2012

La moitié de fait… ou presque… titi !

Je dis « titi » parce qu’il faudrait que j’essaie d’arrêter de sacrer dans mes blogues. Y a sûrement moyen de pimenter mes phrases autrement que je dire esti, câlisse, sinsiboire de tabarnak ! Je vais essayer…..
Bon ! Un bilan de mi-parcours, quand c’est surtout métro-boulot-dodo ça s’écrit assez vite ! Je ne veux pas trop parler boulot car ce n’est pas le but de mon blogue. C’est plutôt pour moi un moyen de vous partager mes sentiments, ce que je vis, en y ajoutant du sel, du poivre, du piment, du persil… et un peu de sucre en poudre ?...NONNNN ! (ref : potage à l’arsenic, Astérix et Cléopâtre… pour les incultes !!!)
Qu'est-ce que fait ici? Dans quoi j'me suis embarqué?
Ce fut ma première impression lorsque je suis entré dans ma chambre. Je m’ennuyais déjà, loin de ceux que j’adore et que j’aime. Je regrettais amèrement ma décision de venir ici sans même me donner une chance et même leur donner une chance de m’aider à accepter la situation, celle d’un condamné ou d’un con damné ?
Mon chum Serge m’a pris sous son aile et le soir même de mon arrivé, nous sommes allé manger au restaurant « Piment Banane », en ville… en ville !
La route pour aller au restaurant me faisait penser aux rues de Kaboul après un bombardement par les américains… C’était plutôt dû aux bombardements….de pluie ! Erosion, manque d’entretien, je ne pense pas voir beaucoup de Lamborghini Countach ici. Ya des trous partout, c’est un nid de nid de poule !!! En sE DirIGEANT Vers le REstAUranT, On aVAis l’IMPressION dE PArleR COMme çA ! Les rues sont noirs, veux dire, peu d’éclairage, peu rassurantes.
Par contre, comme une oasis dans le désert, le restaurant m’apparait. Sympathique restaurant avec un bar extérieur couvert, salle à manger respectable et endroit très bien tenu. Soirée sympathique avec Serge et Lyne bien sûr, Roger et Ginette et leur garçon Hugo, Jacques et Manon ! Des visages de Nouméa et du Québec qu’il faisait bon de revoir ! Un sentiment de ne pas être seul ! Bouffe excellente, tartare de thon, steak de Zébu (capotez pas, c’est un bœuf avec une bosse dans le cou !), excellent dessert, tout ça accompagné avec du bon vin. Vers la fin du repas, le décalage et le voyage de merde commence à me rattraper, je cogne des clous et Serge rit de moi avec son rire légendaire… !
« Bon, on va te ramener à la maison le grand ! » comme y dit !
SuR lA ROUte me raMeNANT à mA CHAmbRE, (bon ok ! plus de bosse), j’avais de la difficulté à voir la situation de la ville tellement c’était sombre. Par contre, les endroits éclairer me donnaient une photo de certaines situations précaires. « On est loin de Nouméa » me dis-je… c’est seulement différent !
De retour à la chambre, les valises toujours pas défaites, un ENORME sentiment de vide m’envahie. L’esti de,,, ‘scuzez, la titi de chanson du phoque en Alaska refait surface… ça en vaut la peine d’être ici ou pas ?... de faire ces sacrifices, de perdre sa vie à la gagner ??? Je me couche le cœur gros, plein d’interrogations et de remises en question dans ma tête…Le manège émotionnel vient de démarrer, encore des montagnes russes, plus hautes avec  plus de montées et descentes, ………………O_o’… !
Le lendemain, je me réveille (heureusement !!!!). Encore un peu « buzzer » du voyage, Serge m’appelle, histoire d’aller en ville chercher des Ariary, non ce n’est pas une fille qui ne cesse de rire de mes blagues, mais plutôt la monnaie d’ici !
On se rend à Tamatave, …Toamasina ?...entéka, là ou y a du monde et des builidings, pour passer au guichet automatique, distributeur de billets, crache le cash,… là là (es…titi que j’ai de la misère à écrire !!! ça doit être ma chiasse qui me dérange…AHHHHHHHHHH ! FAUT QUE J’Y AILLE !!!!!!!.... je reviens !)………………………………………………………………….
Bon, (ouille !), on continu !
Toujours est-il que j’arrive devant le guichet et déjà, je me sens observé, comme une antilope qui agonise, survolée par des vautours. Je prends ma carte de la BNC, ça ne marche pas…. Ma MasteurCardeux de la BNC… non plus ! Ma carte de la Banque Royale, ça marche ! (les vautours se rapprochent…) Ma Viiisa de la Banque Royale, OK ! Pat avait bien raison ! Mais je lui apprend qu’on peut retirer aussi avec la Viisa BRC si on a un NIP.. ça marche ici…
Il n’y avait que cinq pas à faire pour rejoindre Serge au pick-up.
Au premier pas,  je me fais accoster par une fille qui voulais mon argent et échange de considérations futures immédiates… je dis… non merci !
Au deuxième pas une dame avec une petite fille, je lui donne 20,000 Ariary… (10$) salaire d’une semaine probablement.
Au troisième pas, un homme en béquille mal en point, je lui donne 20,000…
Au quatrième pas, trois petit garçon très insistants, je donne un autre 20,000 à partager, mais celui qu’il l’a prit décampe et les autres cours après… tiens ?...un bon truc ??? Nahhh ! Les deux autres reviennent pour avoir la même chose… 2 x 20,000
Au dernier pas, un gars avec un couteau… je lui donne tout !!!!!!... J’embarque dans le pick-up et je dis à Serge de me prêter de l’argent !!!!
…..ben NON ! j’vous ai fait marcher !!! Il y a seulement un gars qui est venue m’achaler, je lui ai répondu « Sorry mate », j’ai pris l’accent Australien pour préserver mon identité Québécoise. Faut pas donner à un, sinon, en dix secondes y en arrive vingt, on m’a prévenu ! Je vais donner plus subtilement.
Serge me fait faire une visite guidé de la ville. C'est pauvre en titi!...j'ai décidé de prendre titi au lieu d'esti, histoire de moins sacré un peu....et aussi… ah pis NON ! c’est mon parlé coloré Québécois, ma couleur, un medium d’émotion, « phoque » titi pis enwoueille esti !
C’est un mélange de pauvreté, de laisser à l’abandon, de potentiellement beau mais on n’a pas peinturé ni nettoyé depuis longtemps. Entres autres, la fontaine commémorant l’indépendance en 1968, pas nettoyée et en arrêt depuis,… 1968 !!!! Le gouvernement a coupé sur la peinture ?????...
(j’me lance pas dans cette tangente politicailleuse, j’en aurais long à dire………… dans mon « Lire et Délire » peut-être… on verra, manque de temps…)
Pauvre c’est une chose mais la malpropreté dans les rues de la ville, ça relève de la municipalité et des autorités en place. Il y a définitivement place à un monde meilleur. Les déchets accumulés, l’insalubrité de certains endroits font en sorte que le pauvre petit Nord-Américain, que je suis, tombe malade.
Tout ça, fait chier !... et c’est le cas de le dire….
Mais bon je ne suis pas venu ici pour changer le monde, mais pour y travailler. Je vais quand même voir ce que je peux faire pour aider la communauté avec le peu de temps disponible que je peux avoir. J’ai l’intention de ramener une valise de linge par rotation, pour 3 à 17 ans, garçon et filles. Je vais commencer par ça ! Je vous en reparle….
Le tour de ville se continu, mais on est dimanche… tout est fermé. Tout le monde est à la plage, en bord de mer. Il y a un petit parc d’attraction pour les petits, genre Beauce-Carnaval, ça va pas trop vite, une chance, pas trop confiant de la sécurité des installations !!!  Par contre, la plupart des gens sont souriants et gentils. Je compte bien tenter de découvrir ce pays, un jour à la fois…
On sort un peu de la ville pour prendre la route en direction de Tana. La route est belle et Serge veux me montrer d’énormes palmiers pas trop loin. Effectivement, ils sont énormes. Il y a des petits trésors ici, on va voir tout ça bientôt.
Pas trop le temps d’aller bien loin. Pour le soir, rendez-vous au Tiki Bar du camp pour un T-Bone steak. Pas mal bon, avec une petite bière ça fait la job.
Je retourne à la chambre, demain boulot.
Je vous fais grâce des détails de ma semaine de boulot. Rien à dire, une shop c’t’une shop. Mais ici, c’est un peu un Afghanistan industriel. En construction, en commissioning, en démarrage et en production en même temps. On passe notre temps à éteindre des feux et les priorités change de jours en jour, parfois d’heures en heures, sans compter la piètre qualité de certains équipements et les risques chimiques présents. Tout est à faire et le défi technique et humain est énorme, je n’avais pas imaginé à quel point. La pression pour démarrer est palpable. Goro en NC à côté de ça, désolé et heureusement, c’est de la p’tite bière en termes de défis et difficultés. Faut dire que Vale a les reins solide, ici on n’a qu’un rein et il y a une pierre dessus !!! Pas surprenant que la bouffe, les chambres, le salaire et les avantages soient bons, mais on n’est pas assez. Faut attacher son casque avec de la broche au boulot, mais, on va y arriver… un jour à la fois, comme dit maman ! (Si je peux arrêter d’avoir mal au pied avec ces esti de bottes « made in China », d’avoir la chiasse et me bâtir un moral, les choses seront beaucoup plus simples. Une chance que je n’avais rien à dire !!!!... mais ça vous donne le topo de la job !)
On est déjà rendu au deuxième dimanche. MA journée de congé !!! Je prends ça relax sur le bord de la piscine du camp. J’écoute de la musique. Je lis, j’écris. Je joue aux échecs contre moi-même et je gagne !!! (J’étais capable de prédire les coups de mon adversaire à l’avance…trop fort !!!). Je fais des longueurs de piscine, et je sommeil un peu… Il fait beaucoup trop chaud pour aller en ville, env. 40°C et avec le facteur humidex, 320°C. Y en a qui sont rentré du travail et n’avaient pas mis de crème solaire….on leur a dit qu’on n’avait pas commandé de poulet, ils étaient à point !!!
Ma grosse orteil aussi, je me suis endormi et comme la terre tourne (ce n’est pas le soleil qui descend, j’ai vérifié sur Wikipedia… !) ma grosse orteil dépassait du parasol !!! Résultat, un pogo !!!.. Une chance qu’il n’y a pas d’adepte de « feetichisme »!!! Un petit peu de moutarde et tout un festin !!! (‘sti q’chu con !! non non, chu con moé làlà !)
Retour au boulot… 6 jours de travail en montagnes russes. En haut en bas à gauche, à droite, à 300 km/h, plein de loops, et la tête en bas… welcome to The Zoo !
En congé le dimanche! Mon chum Pat travaille ce dimanche. Je croise mon ami Marc au lunch et on décide d’aller prendre une bière « Au Bateau Ivre ». Il y a une navette mini bus de l’usine qui nous amène en ville à chaque demi-heure dans la journée. Une autre est en ville et ils se croisent. C’est génial !
On débarque juste à côté du bar resto. Comme on avait déjà mangé, une grosse bière, ça fa a job !!! On discute de chose et d’autre et on s’aligne pour marcher le long du boulevard qui longe la plage. Beauce-Carnaval est toujours là et un paquet de petits abris avec des filles qui sirote un petit coca en nous lançant des petits « Hello Sir ! ». Je ne pense pas qu’elle me parlait car je n’ai rien à voir avec la noblesse… Sir…. Seur…Sir ??? ahhh Sir !!...j’viens de comprendre !!! Mais, elles baragouinaient des choses incompréhensible mais tellement évidentes à la fois…. je continue, un peu mal à l’aise, ainsi que Marc….Marc ??? MARC !!... t’es où ???...ouf t’es là !!!, il avait changé de côté !!! …d’UHHH ! Nous marchâmes jusqu’à la plage pour se rendre compte qu’il y a des attroupements de personne devant un gars qui tourne des cartes ?... je m’informe et je vous reviens là-dessus ! C’est la beach mais il fait très chaud encore, on ne voit pas beaucoup de bacon sur la plage…
On retourne vers le bus. Sur la rue, des vendeux sont là pour nous accueillir ! « Achète mes lunettes, achète mes couteaux, achète-moi une Valiha, achète-moi?????
Finalement je cède pour Valiha. Ben non !... c’est pas le nom d’une fille, c’est un instrument de musique. Une sorte de bambou avec des petites cordes de guitare autour… Curieux mais le son est intéressant ! Mais la gaffe d’acheter quelque chose attire les autres comme des mouche sur du miel ! J’ai acheté des Ray Ban à 10000 Ariary (5$... et je suis généreux !!!) Ils se sont désagrégés en rentrant à la chambre…
De retour avec la navette. Bouffe à l’usine, dodo tôt, boulot demano ! (fallait que ça rime, crime !)
De retour à la chambre, je m’étends sur mon lit, je prends Valiha et je me mets à la caresser. Elle émet des petits cris de plaisir, je décide d’aller plus loin ! Je….WOWOW ! c’est un blogue pour tous ça, làlà ! Pas drôle la vie d’expat !!!! (Un mur de brique…un mur de brique.. (j’me comprends !!!))
Metro-Boulot-Dodo, entremêlés d’ostie de câlisse de tabarnak, de succès, de déceptions, de frustrations, de questions comme kessé que ch’fa icitte !...et d’ampoule au talon à cause des esti de bottes de torture chinoise à marde, commandités par Elastoplasme !! J’ai vidé ma boite de plasteur (diachylons) cette semaine !!!!
Mais ce vendredi soir, on fait du Blues sur la scène du camp, question de répéter un peu pour demain soir, party d’adieu  Samedi soir pour Roger et Ginette qui quittent le Madagascar, on nous a demander de faire du bruit ! Ce vendredi soir, pratique, une foule de 2 personne, Guillaume et Teerapong, deux connaisseurs !!!!!!!!
En congé Samedi, et Pat travaille (décidément, on va-tu se rejoindre à kèkpart!!) Non, ce n’est pas le nom d’une ville au Mada !!!... quelquepart...genre texto !
J’arrive tôt au village des expats pour faire un peu de piscine chaude comme de la pisse et voilà l Une bonne douche et je suis Ready for the Blues !!! Pat vient de me rejoindre après le boulot. Beaucoup de plaisirs… même sans Valiha ! Déjà en commande pour d’autre party futures…
Il est une heure et demi du mat, je me déteste, 5 heure debout !!!!!
La semaine commence ! Semaine ardue encore, mais je suis plus en contrôle et je prends ma place en jouant du coude, je me donne des repères, je commence à trouver « who’s who in the Zoo ! Mon Blackberry se rempli de numéro !
Le week-end s’en vient. Réussi enfin à avoir un congé en même temps que Pat. Au programme, Blues et tournée du Malagasy Night Life avec les chums du boulot… Je vous fais un reportage non détaillé là-dessus !!!!!...................... !
Dernière minutes....Je termine ce bloque en vous disant qu’un Cyclone Tropical Intense F4 s’approche de nous. Giovanna risque de nous frapper de plein fouet si elle continue sa trajectoire… à suivre !!!! Dernière minute… pas de congé, pas de ville, trop fatigué, je dois garder mes forces pour la belle Giovanna !
(MOMAN ?)
MgDuff

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